La mort

La mort représente la fin de notre vision limitée. Elle ouvre sur ce que nous sommes en réalité, mais, comme le mental ne pourra jamais y avoir accès, il la craint.

Ce sera toujours pour lui le pur inconnu.

On a beau vibrer de notre réalité divine, le mystère reste total.

Nulle possibilité de dire quel sera notre comportement face à la mort, mais son fantôme peut être plus ou moins présent, plus ou moins source de peur, tout au long de la vie.

A nouveau, seule la confiance en la justesse de tout, jusqu’à l’ultime départ, peut apporter à la personnalité un terrain tranquille pour vivre en attendant.

Tant que cette confiance ne monte pas, il existe des aides thérapeutiques pour diminuer le stress occasionné par cette inévitable issue.

Soyez attentif aux signes que la vie vous envoie et qui vous guideront vers l’aide dont vous avez besoin.

Nulle peur n’est décousue de son fil d’espoir

 

De nombreuses personnes en mal de clairvoyance qui nous fait, en raison de notre nature, souvent défaut, s’orientent vers des aides dites « voyantes ».

La réelle voyance du cœur sait que rien n’est décidé à l’avance. Nous sommes d’une réalité que nous percevons linéaire, à savoir avec un avant, un pendant et un après.

Dans notre vraie dimension, celle de notre esprit, rien n’est linéaire, tout est total. C’est pour cela que l’on parle du présent.

C’est le seul traducteur que nous puissions trouver pour expliquer la réalité au mental.

Le moment présent est, en clair, la seule réalité. Elle nous englobe, nous et nos actes, dans la seule expression possible.

Le mental dissèque cette possibilité en un avant, un pendant et un après qui n’existent qu’à ses yeux et qui le tourmentent jusqu’à ce qu’il fasse un avec ce qu’il est.

Il est impossible de dissocier ce que l’on est et ce que l’on fait, le mental peut les scinder autant qu’il le désire, mais il ne pourra jamais les séparer, car ils sont, tout simplement, unis.

Vous êtes dans le présent, à savoir votre seule réalité, le résultat de ce que vous pensez avoir été, avoir fait, devoir faire ou devoir être.

L’unique réalité est ce que vous êtes et tout le reste s’efface devant cet implacable état.

Lorsqu’un être extérieur fait un état des lieux, celui-ci est en relation avec ce que vous êtes dans l’instant, mais le figer quant aux possibilités d’évolution est du domaine de l’inconscience, car toutes les éventualités vous appartiennent

 

Rien n’est prévisible à l’avance. Il y a un certain nombre de possibilités jusqu’au moment où vous en épousez une dans le moment présent.

Il est certain que l’orientation est déjà bien établie en fonction de vos propres paramètres qui diminuent donc les éventualités.

Le choix existe tout de même et se restreint encore à mesure que vous vous approchez de la décision à prendre

 

Pour en revenir aux voyances, vous pouvez aller voir des êtres pour parler de vous dans l’instant qui, pour vous, englobe forcément votre passé, mais restez bien conscient que l’avenir est libre et qu’aucun être n’y a accès tant qu’il n’est pas présent, donc réel.

La clairvoyance n’est pas de la voyance.

Elle reste humble quant aux innombrables expressions possibles de la vie jusqu’à ce que, dans l’instant, l’esprit, l’âme et la personnalité se racontent en union

 

Vous pourrez bavarder tant que vous voudrez sur ce qu’il y a à faire ou ne pas faire,

vous n’agirez qu’en intime connexion avec ce que vous êtes.

Ce que vous êtes englobe ce que vous faites

 

En ce qui concerne le face à face avec la mort d’un proche, lorsque le corps est abandonné, le cadre relationnel saute et on se retrouve seul face à soi, encore davantage si notre réalité unie n’a pas encore fait son chemin révélateur.

Vous avez beau savoir qu’il n’y a pas de fin, ce corps reste inhabité de ce qu’il a toujours été et c’est l’unique réalité à vivre.

La conviction qu’il y a une suite est le lever du voile qui apaise l’immanquable tristesse de l’absence.

Lorsque cette conviction n’est pas encore inscrite en nous, la vie trouve d’autres déguisements pour distraire de la souffrance.

La seule constante est la présence de la vie

 

Nous avons tous un rôle à endosser pour les autres. Dans une famille, dans un cercle d’amis, chaque membre a son propre rôle à jouer indispensable au bon déroulement de la pièce de théâtre afin qu’elle soit un succès pour chacun.

La répartition des rôles est d’une précision enchanteresse.

Lorsqu’un membre de la troupe quitte la pièce, tout s’arrête et chaque acteur remet en question le rôle qu’il a joué.

Une fois que le cadre de vie saute, tout semble futile.

Tout ce qui était important revêt une moindre importance et souvent, votre attitude face à cet être est remise en question et peut induire jugement et culpabilité de ne pas avoir agi différemment.

Comme tout jugement, il n’analyse que le trop peu et coupe l’être en deux

Share on FacebookShare on LinkedInShare on Google+Tweet about this on Twitter