L’être humain, contrat tripartite

Un être est d’une vastitude incommensurable. Je n’ai pas les mots pour décrire ce qu’il est réellement tout simplement parce que je n’en ai aucune notion et que cela me dépasse.

Il existe une phrase très connue de Socrate qui résume très simplement ce qui, pour moi, est l’ultime sagesse :

« Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ».

Cependant, nous savons bien que même n’ayant pas accès aux informations, l’humain se façonne tout de même obligatoirement une idée. C’est inné, donc juste, et voici la mienne.

Elle est le cadre que je me dois de vous apporter afin que vous puissiez me donner la main pour parcourir la suite des pages en comprenant d’où je parle.

Cette construction mentale de nos origines extracorporelles donne cohésion à tout ce que je pense. Elle est l’image autoexplicative ayant permis mon émancipation.

Cependant, cette dernière n’est pas en lien conditionnel avec cette vision. Elle en est bien affranchie et c’est pour cela que je pourrais demain revoir mes idées sur nos provenances sans que cela touche la véracité et la jouissance de ma liberté.

Cela pour vous expliquer que peu importe les schémas que nous épousons pour sortir de notre labyrinthe, car, une fois extra-muros, nous pouvons refaire le chemin de sortie de mille autres façons sans qu’aucune ne puisse nous soustraire à notre réalité d’être en dehors.

Nous empruntons donc tous des chemins différents, mais la seule constante est que nous nous retrouverons tous à l’extérieur. Ceci est la finalité de notre humanité, tout le reste relève de l’ego et de son mental.

Nous pourrions donc arrêter là toute discussion, mais je vais tout de même vous parler de mon chemin, car les seuls acteurs concernés par mes propos sont mon ego et le vôtre et j’ai tellement hâte de vous emmener en lui.

Je tiens cependant à vous demander une faveur, prenez de la distance par rapport à ce que vous allez lire, car il y est question aussi de mes croyances, de celles qui m’ont rendue libre.

Si elles coïncident avec les vôtres, vous vous sentirez à la maison, mais si ce n’est pas le cas, essayez tout de même de me suivre, car, comme il vient d’être dit, l’important n’est pas dans les images que j’ai dû adopter pour m’en sortir, mais dans la liberté que j’ai trouvée et que je veux partager avec vous.

Mes croyances restent les miennes, offrez-moi votre indulgence de les laisser vivre et de les parcourir même si elles ne font pas écho en vous, mais ne les substituez pas à mon message qui lui parle de mon cœur et revêt donc un langage commun au vôtre.

Il est important de bien garder en tête que l’explication qui suit est donnée par l’une de mes trois parties, celle de ma personnalité (le corps).

Je pense que des trois parties, elle est celle qui porte la concrétisation de la non-voyance et de l’inconscience dans le but d’arriver, petit à petit, à percer son mystère et à se retrouver en conscience.

Toutefois, cette conscience n’atteint jamais la complétude de la vision tout simplement, car la personnalité n’est pas créée pour la vivre, mais bien pour la deviner et, par cette exploration malvoyante, donner vie à sa foi.

Trouver cette foi signifie développer une certitude intérieure sans voir et sans preuve.

L’être humain est trois en un. La personnalité n’a cependant jamais la vision claire de ce qui fait partie de cette trinité intérieure. Sa voyance qui la mène vers son entièreté ne peut pas venir de ses yeux, mais de l’au-delà de ses sens. Cette voyance la dépasse tout en la générant.

Elle est hors du cercle infini des questions qui restent souvent sans réponse.

Cette clairvoyance est inconditionnellement liée à la personne qui la porte tout en restant inaccessible par tout ce qui la compose et lui permet, par cela même, de rester ce qu’elle se doit, humaine.

Si la personnalité avait une totale clairvoyance, elle cesserait immédiatement d’être humaine et retournerait à l’unité première. La clairvoyance ne cohabite pas avec la dualité, elle rend tout à l’unité.

L’appellation des composants de notre être peut varier suivant les langages. Voici celle que je choisis :

l’esprit engendre l’âme qui enfante le corps, la personnalité ou l’ego.

L’ego agit en fonction de son mental et de son cœur 

 

La seule et unique raison de nos souffrances persistantes est que nous voyons dieu ou le ciel comme un sauveur externe qui aurait tout le pouvoir devant notre si grande faiblesse.

Cette idée que nous nous faisons de lui a été largement répandue par de nombreux courants de pensées pour lesquels la matérialité et ses lois n’ont aucune légitimité et qui défendent l’idée d’un dieu salvateur capable de tout régler avec sa baguette magique.

Puisqu’il en est ainsi, pourquoi ne fait-il rien pour nous sauver ?

Si cette demande était exaucée, tous les pas que nous avons entrepris n’auraient servis à rien, tant de souffrances inutiles.

Lorsqu’un aventurier part entreprendre un exploit, il en épouse les risques. Il sait qu’une fois son voyage entamé, il devra faire les pas conduisant à son succès qui prendra ainsi tout son sens.

Cet aventurier va rencontrer des difficultés dont il va peut-être blâmer le ciel. Il va aussi bénéficier de grâces miraculeuses magiquement disposées sur sa route, mais, à la fin, sa victoire aura été remportée par lui, dans le respect de ses faiblesses et de ses forces.

C’est exactement cette aventure que nous sommes tous en train de vivre sur cette terre.

Soyons sûrs que tout ce qui est mis sur notre parcours n’est là que par volonté de nous amener, entiers, vers notre réussite intérieure, sans faux-semblant.

Cessons de voir dieu comme extérieur à nous, tellement nous en serions indigne.

C’est bien pour cette raison que j’ai choisi d’écrire dieu en minuscule, car nous ne mettons pas non plus de majuscule à la première personne du pluriel, nous.

Réapproprions-nous la responsabilité de nos actes, de nos désirs, de nos échecs et de nos réussites.

Reprenons espoir en ce que nous sommes individuellement, donc communément 

 

Quelquefois, aimer votre ego est chose impossible suivant les tournures de ses réactions.

Alors riez, riez et riez encore !

Il n’est pas vous ! Il est celui qui masque la beauté sous-jacente afin qu’elle soit cherchée et trouvée 

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